( )

(                                      )

# Posté le samedi 15 mars 2008 12:56

Modifié le mardi 18 mars 2008 13:01

La fontaine de sang

La fontaine de sang
Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.
A travers la cité, comme dans un champ clos,
Il s'en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge la nature.

J'ai demandé souvent à des vins captieux
D'endormir pour un jour la terreur qui me mine;
Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine!

J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux;
Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguilles
Fait pour donner à boire à ces cruelles filles

Baudelaire

# Posté le mardi 18 mars 2008 12:52

Snatch, ou le film avec le plus de répliques et scènes cultes au monde.

Snatch, ou le film avec le plus de répliques et scènes cultes au monde.
Tu connais le sens du mot "Némésis" ? : un juste châtiment légitimement infligé par l'intermédiaire ou au moyen d'un agent approprié, personnifié en l'occurrence par un redoutable salaud : Moi !




Ça pose toujours un problème de soulever un corps en un seul morceau. Apparemment, la meilleure façon de procéder est de découper le corps en 6 morceaux et de les mettre en tas. Une fois que vous avez vos 6 morceaux il faut vous en défaire rapidement parce que votre maman ne serait peut-être pas contente de les trouver dans le congélateur. Il semble que la meilleure façon soit de nourrir les porcs avec. Il faut les mettre à la diète quelques jours. Pour un porc affamé des morceaux de cadavre c'est du coq au vin pour un poivrot. Vous devez raser la tête de vos victimes et leur arracher les dents. Ce sont les seules choses que les porcs ne digèrent pas. Vous pourriez les récupérer après bien sûr mais vous n'avez pas envi de fouiller dans la merde de cochon je suppose. Ils dévorent les os comme du beurre. Il vous faut au moins 16 porcs pour finir le travail en un seule fois. Aussi je vous conseille de vous méfier des types qui élèvent les porcs parce que ces bestiaux sont capables de venir à bout d'un cadavre de 100kg en moins de 8 minutes, ce qui veut dire qu'un porc peut engloutir, en moyenne, un kilo de viande toute les minutes. D'où l'expression se goinfrer comme un porc.







Comme un vrai gland, t'es en train de te dégonfler, tu te ratatines, et tes deux petites noix ramolies de pédé se ratatinent avec toi. Et le fait qu'il y ait la mention FACTICE sur ton pistolet, et qu'il y ait Desert Eagle .50 écrit sur le mien devrait pousser tes deux petites noix à se casser et toi avec. Maintenant, tirez vous.

# Posté le jeudi 20 mars 2008 16:41

Modifié le dimanche 04 mai 2008 12:51

La nuit

La nuit
J'aime la nuit.
La nuit , c'est cette période magique où les lourdeurs de la journée s'évanouissent, se diluent dans la fraîcheur ambiante, tout devient plus clair. Une impression de vide, un gouffre insondable, un abîme infini et inquiétant qui pourtant ne m'apporte que grand soulagement et réconfort. Enfermé dans ma chambre, éclairé par un maigre néon qui cependant irradie dans toute la pièce, je me sens comme coupé du reste du monde. Je suis sur un îlot ensoleillé et les murs qui le délimitent sont ses falaises sur lesquelles s'abat l'océan d'obscurité glaciale qui l'entoure. Je me sens en sécurité.
La nuit agit comme un voile qui atténue tout. Cette brutale inhibition de perception accrut le potentiel sensoriel et la concentration. Les idées qui me viennent sont certes toujours aussi nombreuses mais sans distraction de quelque nature qu'il soit ; l'encombrement et la confusion dans lesquels elles évoluaient semble plus ordonnée ; le fracas s'est enfin tu.

J'aime la nuit, je vis pleinement la nuit : la silence ; la sérénité.

# Posté le samedi 22 mars 2008 08:02

Modifié le dimanche 20 avril 2008 14:38

.

.
Il arrive un moment où l'amertume des ces temps incertains, pathétiques et ennuyeux; stockée dans un recoin de ton esprit perturbé ne demande qu'à exploser. Alors tu attrape une bouteille, en arrache l'extrémité et la vide entièrement de sa substance. Ce torrent enflammé inonde ton estomac et s'insinue dans ton sang effervescent. Mais tu es déçu de ne pas encore avoir la possibilité de t'oublier totalement, alors tu passes à l'étape suivante. Tu effrites, tu roules, tu humes, tu allumes et aspires... doucement...et c'est comme si chaque bouffée te plongeait dans un gouffre toujours plus profond. Tes sens sont perturbés alors tu t'allonges au sol, sur le dos ; la musique assourdissante et les lumières réfléchies au plafond des spots fluorescents, participent un peu plus à l'apothéose de ton délire psychédélique. Ces sons, ces lumières, ces sensations te montent à la tête et t'emplissent. Une expérience où ton âme est grande ouverte, à fleur de peau, totalement inconscient et insoumis aux perturbations alentours : tu n'es plus.


Puis passé quelques heures.... C'est l'EXPLOSION ! Comme si ton esprit était plus libéré que jamais il ne l'avait été auparavant, tu as la sensation d'être en parfaite osmose avec toi-même, de comprendre le monde qui t'entoure. Tout est si clair ! Tu saisis le sens de choses dont tu ne t'étais encore jamais préoccupé ; il s'agit du meilleur moment...celui où ton activité cérébrale est activée en surrégime ; tu aurais un crayon et des feuilles, tu serais capable d'écrire des essais plus puissants que les maîtres, plus puissants que tes contemporains.
Mais tu désenchantes rapidement, cette fièvre incomprise ne peut être domptée. Tout redescend bien vite, tu sors du gouffre dans lequel tu t'étais réfugié, tu reprends le cours de ton existence et entre de nouveau dans la morosité et la monotonie jusqu'à la prochaine fois. Le problème tu le sais, pour atteindre cette limite il t'en faut toujours un peu plus, jusqu'au jour où tu dépasseras le point de non retour.


Me vautrer dans la déchéance, la dégradation, la dégénérescence, la décadence....mais bon dieu, que j'aime ça !

# Posté le mercredi 23 avril 2008 08:12

Modifié le vendredi 30 mai 2008 13:22